hétéronormativité, sécurisexe et club échangiste

Je ne suis pas une adepte des endroits échangistes ou des soirées fétiches. Je n’affirme donc pas avoir une vision globale de ces milieux. Par contre, je souhaite parler de mon expérience dans ces endroits. En fait, suite à ma soirée fétiche, j’ai été déçue et beaucoup de questions ont « poppé » dans ma tête.

Pour commencer, je dois dire que j’ai vraiment apprécié la préparation pour cette magnifique soirée. Me faire coiffer et maquiller par une amie, courrir les magasins pour me trouver un talon haut en cuir verni qui irait avec mon bustier de la mort (!) et bien sûr, mettre en branle un scénario de jeux pour nous, amis et amies.

soirée fétiche

Arrivée sur place, je trouve mon monde et on s’installe dans un coin histoire de discuter un peu et de voir comment ça se passe. À ma grande surprise, il y avait plusieurs règlements dont plusieurs ne me convenaient pas. Par exemple, pas de nudité et pas de pénétration. Alors comment on fait pour baiser?? Bien sûr, je comprends que pour certainEs, le BDSM reste un lieu de jeux sans sexe mais je trouve cela dommage pour d’autres qui aimeraient bien combiner les deux! De plus, dans les règlements, il y avait une clause à propos des « safewords » à utiliser. Étrangement, on ne parlait que du « red » qui signifie d’arrêter et de plus, on indiquait que si les personnes ne s’arrêtaient pas, des responsables allaient venir! Je trouve cela bizarre et me questionne sur les gens qui fréquentent cet endroit. À quoi ça sert d’avoir des codes si les participantEs ne les respectent pas? Je suis peut-être naïve mais lorsque je joue avec des amiEs, le consentement et la négociation sont très importants et on se respecte dans nos limites et restrictions. Je me disais que ce n’était pas la meilleure place pour jouer finalement…

Mes fesses, mes cuisses et ma chatte ont quand même testé le martinet d’une amie histoire de jouer un peu! Mais comme on ne pouvait prendre de photos, c’est les responsables de l’endroit qui ont immortalisé notre scène. Alors, je n’ai même pas le contrôle de ces images, ce qui m’emmerde royalement.

On a quitté tôt et on a décidé de se rendre dans un club échangiste. Deux filles seules qui entrent ne restent pas seules longtemps…Dès notre arrivée, on a été invité dans une chambre noire, la « blackroom ». Un lieu qui peut être vraiment intéressant si tu consultes tes partenaires à l’avance histoire de s’entendre sur les pratiques désirées et sur le sécurisexe. Mais ça ne s’est pas passé comme cela. Tout allait trop vite, je me suis retrouvée dans cette pièce sans avoir pris le temps de s’organiser. Évidemment, je n’y voyais rien et les gens ne parlaient pas non plus. J’ai tenté de me mettre à l’aise mais quand une personne m’a attiré par la tête pour une fellation, je me suis retirée. Ce n’est pas le fait de sucer unE inconnuE qui me dérange, mais bien le fait de ne pas en avoir discuté au préalable et de s’assurer que je voulais faire ou non une fellation sans condom.

Pendant que ma copine s’amusait dans cette pièce, j’ai observé l’endroit et les personnes. Je me sentais différente. Je ne suis pas blonde et mon mec (une fille dans mon cas) n’était pas top shape avec des tatoos sur les biceps. Je n’ai pas vu de filles entre elles ou de mecs entre eux. Les filles, quand elles se retrouvent ensemble, donnaient plutôt l’impression de faire un show pour les mecs. Très hétérocentré comme attitude et je ne me reconnaissais pas du tout dans ce genre de trip.

Finalement, je n’ai pas détesté mon expérience pour ne plus jamais recommencer!!! Loin de là! Mais pour les prochaines fois, je saurai à quoi m’attendre!

Mais personnellement, je crois que l’idéal est de se retrouver chez unE amiE et de jouer dans un endroit non-public où on peut se mettre à poil et baiser si on en a envie!!!


Espace safe et kinky pour mon plaisir

Et probablement aussi pour le plaisir des autres participantEs!
Depuis quelque temps déjà que j’attends ce moment, cette soirée qui prétend être un lieu invitant à la débauche…après réflexion, je réalise qu’avant même que le moment ait lieu, je mouille mentalement tant je partage mes fantasmes à mes amiEs qui seront de la partie!!! C’est épatant comme la préparation est importante pour une soirée fétiche! Putain, j’adore!

Au delà du code vestimentaire, ce genre de soirée nécessite d’avoir penser au sexe. Comment je vois ma soirée? Je me vois soumise ou dominatrice? De quoi j’ai envie? À mon sens, le BDSM est intrinsèquement féministe car je crois que celleux qui le pratiquent doivent penser l’utilisation du corps comme un lieu d’appropriation de pouvoir et d’autodétermination et pour qui le consentement est sexy et nécessaire pour pouvoir prendre son pied! Ainsi, en tant que féministe prosexe, j’utilise cette délicieuse soirée ainsi que sa préparation pour m’affirmer dans la négociation et le consentement de ce que je souhaite vivre en prenant le soin d’exprimer mes désirs et mes limites à mes partenaires. Et j’ai décidé de m’habiller slutty!


mon corps comme un plateau

Sortie de la douche enroulée dans une serviette, j’invite ma femme à aller se rafraîchir elle aussi.
J’installe ma serviette au centre de la pièce et sors du frigo les trucs dont j’ai besoin pour offrir un lunch des plus sexy funky!
Assise sur ma serviette, j’entreprends de placer les sushis sur mes chevilles, en haut de mes genoux. Bien sur, je dépose délicatement un nigiri au thon sur ma chatte et fantasmant déjà à l’idée de me prêter mon corps pour un service de sushis.

Je prends soin de brosser mes longs cheveux et me couche sur le sol. Je termine le plateau en déposant des sushis sur mon nombril, sur mes seins, et le dernier sur ma bouche. J’attends, nerveuse, la sortie de ma copine et sa réaction. Bien que j’ai les yeux fermés, j’écoute le sons de la douche, l’eau qui cesse de couler, le rideau se faire tirer et enfin, la porte s’ouvrir.

J’aimerais tant voir son visage mais je sens plutôt des doigts me parcourir, des mains me caressant, découvrant mon corps comme pour la première fois. Elle prend le sushi qui couvre ma bouche et m’embrasse. À son rythme, elle mange et me fait plaisir autant que la vue de mon œuvre que j’ai transformé, pour l’occasion, en magnifique plateau.


adore chanter Diane Dufresne en déambulant sur Ontario

Striptease
Striptease

Pendant que je me déshabille
Je vois vos regards qui brillent
Plus fort que la lumière des spotlights
It’s all right, it’s all right

Regardez-moi dans les yeux
C’est la que se situe le feu
Qui vous attise et vous hypnotise
Quand je fais du striptease

Mettez-moi du rouge
Quand j’enlève ma chemise

La y faut que ça bouge
Mettez les Bee Gees

Mes mains caressent mes seins
Comme vous le feriez si bien
Je sens un frisson qui vous saisit
It’s crazy, it’s crazy

Battez-moi, fouettez-moi
Baisez-moi du bout des doigts
Toutes les fantaisies vous sont permises
Quand je fais du striptease

Je m’appelle Lollipop
Mon vrai nom c’est Lise
Mettez le stroboscope
Quand on me brutalise
J’ai l’air d’une salope
Mais je suis froide comme une banquise
Quand je fais du striptease

Donnez-moi vos désirs
Que je les réalise
Donnez-moi vos fantasmes
Que je les exorcise
Donnez-moi vote violence
Que je la neutralise
Mais y me faut du silence
Comme dans une église

Quand je vous vois tout con, tout contents
Ça me fait jouir tout autant
Que si je couchais avec Clint Eastwood
Oh! I feel good, I feel good

Mais une vraie stripteaseuse
Ne tombe jamais amoureuse
Toute notre vie tient dans une valise
Quand on fait du striptease

Quand vous êtes bien hot
Et que je vous maîtrise
J’enlève ma culotte
Et puis j’improvise
Et je gagne ma cote
Si vous avalez vote cerise
Quand je fais du striptease

Paroles de L. Plamondon et G. Gauthier


« Can you sit on my face…PLEASE? »

La phrase clé, quoi! Je n’en reviens pas encore de ce roumain qui est entré dans ma vie en mettant 100 piastres sur le bord de mon lit! Alejandro et moi avons fait connaissance via un site gratuit d’affichage pour escortes et autres. Il s’est pointé chez nous et quand on a baiser et qu’il a mis sa langue dans ma bouche, je salivais de cyprine et je l’embrassais comme une gamine de 14 ans. C’est devenu mon mec pour des baises en boucle à n’en plus finir de venir. On a baisé et baisé de plus belle! Putain, la joie!
Après un certain temps en Europe, il débarque à Montréal et téléphone un jour chez moi. Mon visage s’est éclairé, ma chatte s’est excitée et le soir même, nos corps se sont parlés tandis que nos paroles se sont caressées. Je bande juste d’y penser. Ce mec adore ma chatte et je me présente à lui toujours sans culotte. Pratique et sexy, je suis toujours prête pour mon bel Alejandro, la tête coincé entre mes cuisses, le regard suppliant de me voir venir pendant qu’il me mange ma chatte comme un vampire se délecterait de mon sang.
Mais tantôt, allongé sur mon lit, il me demande avec un ton tellement doux et suppliant: « Can you sit on my face…please? » que je m’empresse de le soulagé de sa tentation pour mon con sucré et juteux comme un ananas. Je m’assois carrément dans sa face comme demandé et me branle comme ça, sans arrêt, dans son beau visage jusqu’à l’orgasme. Des doigts dans la chatte, les autres dans ma bouche, je suis haletante de plaisir. Les joues rouge et le regard stoner. Quoi de mieux que de venir dans la bouche de quelqu’un que t’excite un max?
Je touche alors sa queue. Elle est dure et je lui enfile une capote et le prend immédiatement dans mon vagin. Mmmm. C’est chaud. C’est moi qui est chaude et luisante de mouille. Je ne demande qu’à me faire baiser. C’est à mon tour de supplier. Je veux être folle de sensations. Je veux que mon corps soit balayé par des frissons. Je veux être pleine de toi.


La nuit où j’ai déchiré mes collants

Oui, c’est exactement ça.
Le soir de pleine lune! Wow! Moi, ça j’ai vraiment aimé le contact de cette énorme, blanche et lumineuse lune cette nuit-là. En fait, je suis sortie un samedi avec des amiEs et je me suis vraiment éclaté!
À la sortie du Monsterball, on a déconné en déambulant dans le quartier des spectacles mais je préfère et de loin le Red Light! Anyway, on s’est enligné vers le Chinatown et après une bouffe mémorable, la rigolade s’est poursuivie.

L’envie de pipi aidant, j’ai entraîné ma copinE dans une ruelle et l’ai questionner sur la peur, la nuit, et les ruelles justement! Moi je lui ai dis que j’avais toujours adoré la nuit et surtout les ruelles mais que j’avais pas peur la nuit dehors. De toute façon, uriner sous le regard de ma copinE et de cette ronde lune fut très agréable et nous a entraîner dans une joie et des fous rire retentissant sur le béton de la ville.

L’envie d’en fumer un nous a mené sur un banc rue St-Urbain. C’est précisément sur ce banc, la jambe élevée avec un pied sur le dossier que j’ai déchiré mes collants en souriant. La lune s’est éclairée, ma copinE s’est bien marrée et moi je me suis même pas vu aller!!

Une chance que le lendemain rafraîchit la mémoire alourdie par ce double-vodka qui m’a pulvérisé dans une autre dimension l’autre nuit!


moi, la postporn et des sparklings all over!

Que de plaisir à tenter l’expérience postporn qui m’enthousiasmait depuis plusieurs temps déjà!
Inscrite à un atelier projo-discussion qui menait à la pratique, j’ai vécu des moments vraiment plaisants et rencontré des personnes ouvertes, pleines de vie et carrément bandantes!

L’endroit était magnifique, beaucoup de soleil et mezzanine! Parfait pour une après-midi d’exploration sexuelle entre adultes consentants. Je suis hyper heureuse d’être accompagnée de ma ballerine nationale (qui est en fait mon ami et complice de mes folies) qui m’a tout de suite affirmé qu’il ne serait pas venu sans moi! C’est mignon tout plein!!!

J’aimais bien l’idée d’emporter nos trucs genre dildos, strap-on, gants, draps…et sparklings!!!!
J’aimais aussi l’idée de partager le tout entre nous…

j’ai été active dans les performances et moins derrière la caméra.

J’ai trop hâte de recommencer et de continuer l’expérimentation.

Quoi de mieux que de prendre son pied et de stimuler les gens autour qui filment?